Les vacances de la construction « intouchables », selon les syndicats

Source: Laura Lévesque - Le Quotidien


Malgré les demandes provenant de la partie patronale, tout porte à croire que les 175 000 travailleurs de la construction prendront comme prévu leurs vacances du 19 juillet au 1er août 2020.

Le Quotidien - Rocket Lavoie

Les vacances sont «intouchables», insistent les syndicats, qui ont sondé leurs membres au cours des dernières semaines.


Le décret gouvernemental demeure la seule façon de garder les chantiers ouverts. Mais Québec devra d’abord affronter les syndicats qui promettent de se battre, ce qui serait étonnant en pleine crise économique et sanitaire.

« Nos travailleurs y tiennent donc on ne bougera pas sur ce point », insiste un représentant syndical contacté par Le Quotidien.

«Le droit aux vacances est fondamental et légal. Le syndicat n’y dérogera pas et les employeurs n’ont pas intérêt, aujourd’hui comme dans l’avenir, à le remettre en question», fait savoir un autre syndicat, qui a publié cet avis sur son site Internet. «Nous sommes prêts à nous tenir debout aux négociations qui s’approchent déjà», ajoute-t-on, faisant ainsi référence à des pourparlers entre la partie patronale, le gouvernement et les syndicats.


En raison de l’actuelle période de maraudage syndical, qui se tient une fois tous les quatre ans dans le milieu de la construction, Le Quotidien préfère ne pas identifier les groupes syndicaux interrogés pour éviter de leur donner un avantage de visibilité. La période de maraudage se termine le 31 mai et les travailleurs voteront individuellement pour leur syndicat entre le 1er et 20 juin.


Chantiers urgents


Certains chantiers dits «urgents», par exemple des travaux dans une école qui doit être prête pour la rentrée de septembre, pourront demeurer ouverts. En effet, les conventions collectives prévoient certaines exceptions pour la période de vacances. Toutefois, les travailleurs ne sont pas obligés de s’y soumettre.


«Il y a des exceptions qui sont permises, comme les travaux prévus dans le secteur de génie civil, la voirie et des travaux d’urgence et certains travaux résidentiels. Mais de façon générale, il doit y avoir une entente entre l’employeur et le travailleur», explique Pascal Gingras, porte-parole de la Commission de la construction du Québec (CCQ), précisant du même souffle que les chantiers dits « urgents » devront d’abord être autorisés par l’organisation qui est responsable des lois qui encadrent l’industrie.


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Source: Laura Lévesque - Le Quotidien

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